Une alternative au fond vert qui ne réclame pas la pièce.
L’incrustation était un contournement pour un problème que le logiciel sait désormais résoudre. Voici ce que vous perdez en gardant la toile, et les deux cas où il faut la garder quand même.
Ce que la toile coûte réellement
La toile est la partie la moins chère. Tout ce qui vient avec constitue la dépense, et l’essentiel n’est pas de l’argent.
De la surface au sol que vous n’utilisez plus
Une toile assez large pour couvrir un plan moyen demande deux mètres de mur et un mètre de recul pour que la lumière ne déborde pas. Dans un bureau à domicile, c’est toute la pièce.
Trois sources, au minimum
Deux à plat sur la toile pour tuer l’ombre et garder le vert uniforme, une sur le sujet pour le détacher. Un vert irrégulier est pire que pas de vert du tout, car l’incrustation se déchire.
Une règle vestimentaire pour toujours
Rien de vert, rien d’assez réfléchissant pour capter du vert, pas de lunettes renvoyant la toile. Cette contrainte survit à chaque tournage.
Une passe de débordement sur chaque clip
Le vert rebondit sur la peau, les cheveux et les épaules. L’enlever représente un étalonnage supplémentaire sur chaque clip, et c’est ce qui fait que l’incrustation bon marché a l’air bon marché.
Incrustation contre matting
Fond vert
Un espace dédié, installé en permanence
Un éclairage trois points avant d’appuyer sur enregistrer
Des contraintes de costume et d’accessoires à chaque tournage
Une passe de débordement à l’étalonnage, sur chaque clip
Échoue en extérieur, échoue en décor naturel, échoue dans une chambre d’hôtel
Les cheveux devant une toile bien éclairée s’incrustent correctement
Matting automatique
Aucun espace nécessaire, filmez devant n’importe quel mur
Éclairez uniquement le sujet
Portez ce que vous voulez, y compris du vert
Aucun débordement à supprimer, il n’y a jamais eu de vert
Fonctionne là où vous avez filmé, y compris caméra à l’épaule en extérieur
Les cheveux sont résolus au pixel, et c’est le cas le plus difficile
Les questions que l’on pose vraiment
Le fond vert reste-t-il parfois le bon choix ?
Deux cas. D’abord la diffusion en direct, où il vous faut l’incrustation en temps réel sans pouvoir attendre une file d’attente. Ensuite les images où le sujet et l’arrière-plan ont réellement la même tonalité et où il n’existe aucun contour qu’un modèle puisse trouver. En dehors de cela, la toile est un héritage.
Est-ce que cela marche sur des images déjà tournées sur fond vert ?
Oui, et souvent mieux que de les incruster, car vous sautez entièrement la suppression de débordement. Le modèle se moque que l’arrière-plan soit vert, il ne s’intéresse qu’à l’endroit où votre sujet s’arrête.
Et les ombres projetées par mon sujet ?
Elles partent avec l’arrière-plan, ce qui est en général souhaitable quand on compose sur une nouvelle plaque. S’il vous faut une ombre de contact dans le composite final, ajoutez-la au montage, où vous en maîtrisez la douceur.
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De quoi passer vos propres images et décider avec vos yeux plutôt qu’avec un tableau comparatif écrit par quelqu’un d’autre.
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